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Quelques photos de la présentation publique

 

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© Stéphane Synnett | Xavier Curnillon

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Huitième atelier en images

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© Circuit-Est centre chorégraphique | Valérie Laurin

 


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Jour 7 – Works in progress

Nous savions déjà que l’illustre compositrice Diane Labrosse nous accompagnerait en direct le 26 avril; voilà que la conceptrice d’éclairages Mélanie Primeau vient nous observer aujourd’hui pour commencer à élaborer sa création lumière. « Je vais éclairer des zones et créer des univers spécifiques à chacun de vos duos pour en faire ressortir les qualités et émotions », me dit-elle. Wow! On nous offre vraiment tous les outils d’une vraie création chorégraphique. Quel privilège!

Le buzz de la ruche

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Le processus s’accélère en même temps qu’il se densifie. Tandis que nous poursuivons nos mini-créations, la mécanique du spectacle se met en route et c’est à peine si nous avons conscience de ce qui se trame. Plus le jour de la présentation publique approche, plus chacune des participantes s’enfonce dans la bulle de son projet à deux. Je comprends mieux pourquoi les danseurs, quand je les interviewe, ont généralement une vision plus parcellaire de l’œuvre que celui ou celle qui la signe. Je comprends aussi que la partition chorégraphique de chacun est une œuvre en soi et je mesure soudain beaucoup mieux ce qui nourrit le mouvement grandissant d’interprètes réclamant le statut de cocréateur et même, de coauteur.

Bien sûr, nous sommes très loin de là. J’admire la capacité de Louise Bédard à se mettre à notre niveau pour tirer le meilleur de nous-mêmes, dégageant les forces de nos balbutiements chorégraphiques et choisissant les bons mots pour nous aider à clarifier nos propositions et en évacuer les insignifiances. Pendant qu’elle continue de passer en revue nos petites productions au stade où elles en sont, Danielle Lecourtois agit comme une répétitrice, conseillant chacune d’entre nous sur la façon de préciser nos intentions, nos liens, nos mouvements ou de faire descendre dans le corps une idée très mentale. En l’absence de Tzitzi, elle indique à Christine une méthode de notation pour les déplacements dans l’espace tandis que Camille transmet ses idées à Renée, que les élections ont privée des deux derniers ateliers, pour entamer leur création. Ça grouille dans les moindres recoins du studio. Personne ne se repose. On dirait une ruche. Et la reine, c’est l’œuvre à pondre en deux rencontres supplémentaires : un atelier et la générale.

Les pièces du puzzle

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Louise aime les collages. Elle nous en a fait faire et s’en sert pour créer. Je me demande lequel elle va réaliser avec les pièces de notre grand puzzle de huit duos et un trio d’adultes et de six duos d’adolescentes. On remarque d’emblée des éléments récurrents comme les chorégraphies en miroir, les diagonales qui se rejoignent ou les progressions d’une situation pénible vers une libération. Mais reste que les types de corps, d’énergies et de mouvements diffèrent énormément.

Carole et Tzutzu transforment l’exercice des lettres du prénom dans une proposition très graphique, très architecturale, dont le titre pourrait être Les sémaphores. Dominique Bouchard, coordonnatrice et photographe officielle d’Alors, on créé?, trouve que Valérie et moi avons l’air d’anémones de mer. Nous avons changé l’ouverture de notre duo et n’avons pas encore réussi à rendre moins nébuleux le rapprochement des corps. Lise D. et Guylaine sont très théâtrales; Louise les dirige pour que la qualité de leurs gestes traduise mieux leur intention. Céline et Martine sont déjà bien avancées. Leur connexion est si forte qu’on dirait des siamoises. Leurs nombreux jeux de mains les transforment en jongleuses. Du côté de Véridienne et de Geneviève, les contrastes esthétiques et énergétiques président à une rencontre ludique et festive, marquée par une alternance de fusion et de différenciation. Florence et Cetilia, elles, oscillent entre explosion et suspension, jouant sur les regards, les manipulations et créant un espace symbolique qui rend le sol littéralement vivant, presque magique. Rachel, Lise L. et Habiba sont aussi dans un rapport à l’espace assez cérémoniel. Elles y tracent lignes droites, triangles et bulles imaginaires à percer pour pouvoir changer de réalité.

Toute cette créativité est d’autant plus belle à voir que je sais qu’elle ne se limite pas aux murs du studio et qu’elle continue d’infuser en chacune de nous tout au long de la semaine. Je réfléchis déjà à ce qui pourrait remplacer dans ma vie ces précieuses rencontres du lundi et songe à ce que pourraient devenir nos politiques culturelles si, en place de toutes ces femmes, les participants étaient des politiciens. Une idée à creuser.

Fabienne Cabado

 

© Circuit-Est centre chorégraphique | Dominique Bouchard